- Y'a qu'à toi que ça arrive ce genre de truc.
Hinata soupira et lâcha :
- T'es gentil, Gaara, mais ça m'avance pas tout ça.
- Ecoute, qu'est ce que tu veux que je te dise ? Je t'héberge ce soir, c'est tout. Quel autre choix on a ?
- On dirait que ça t'embête, dit Hinata.
- Pas du tout, j'en rêve depuis que je t'ai rencontré, laissa échapper Gaara.
- Ah oui ? demanda la brune, toute rouge.
Gaara fronça les sourcils et dit d'un air agacé :
- Mais ce n'est pas le problème ! Je sais pas, moi, va te doucher, fait quelque chose !
- D'accord, rit Hinata.
Elle s'exécuta et Gaara s'assis sur le canapé, mit ses lunettes et essaya de se calmer.
Ces derniers temps, à chaque fois qu'il voyait sa copine, il avait envie de se jeter sur elle comme une bête enragée. Heureusement qu'il avait un énorme contrôle sur lui-même. Il prit entre ses mains un livre philosophique qui calmerait sûrement ses ardeurs. Il ne tint pas deux pages en entendant la douche couler. Il tenta de se concentrer sur le blabla de Kant, mais rien ni fit. Quelques minutes après, Hinata sortit en serviette et demanda :
- T'aurais pas un pyjama à me prêter ?
- P...prend le p...celui de...Temari, bafouilla-t-il, cramoisi en fixant son bouquin.
- Bah qu'est ce qui t'arrive ? demanda-t-elle avec un petit rire.
- Rien, t'inquiète pas, dit-il.
Elle sourit et se dirigea vers la chambre de Temari.
- Calme-toi, se répéta intérieurement Gaara une bonne trentaine de fois.
Hinata arriva dans le salon avec une petite nuisette violette et mit ses bras autour du cou de Gaara qui était assis.
- Ca te va bien les lunettes. Tu devrais les mettre plus souvent.
- J'aime pas avoir un truc aussi lourd à porter, répondit-il simplement.
Il se retourna et laissa glissa ses mains sur la taille de la jeune fille.
- Comment tu vas faire pour ton père ?
- Aucune idée, dit la jeune en caressant la joue du jeune homme. Si j'en crois ce qu'il m'a dit, je ne pourrais jamais revenir.
Gaara lâcha la brune et dit :
- Quel enfoiré ce type, quand même. Jeter dehors sa propre fille ! Avec tout le respect que je te dois, hein...
- Non, t'inquiète pas, fais-toi plaisir, lâche-toi ! dit-elle avec un petit sourire.
- C'est comme ça qu'on doit être père maintenant ? Y'en a qui devrait s'abstenir de procréer, quand même !
- Désolée d'être née, râla Hinata.
- Mais non, tu comprends très bien ce que je veux dire ! dit-il, agacé.
- Mais oui, répondit-elle avec un petit sourire.
- Tu sais qu'il est une heure du matin ? dit Gaara en regardant sa montre.
- Je suis pas fatiguée, répondit la brune.
- Au lit, petite fille, dit-il en lui attrapant la taille.
- Tu dors avec moi ? demanda-t-elle.
- Pourquoi, t'as peur des monstres ? railla-t-il.
- Très drôle ! ironisa-t-elle.
Il posa une main sur sa tête et dit :
- C'est d'accord. Si tu prends pas toute la couverture.
- Promis ! répondit-elle, tout sourire.
Elle déboula dans la chambre de Gaara et se glissa sous la couverture.
- Viens ! dit-elle en ouvrant ses bras.
- Mais oui, j'arrive, soupira-t-il en se glissant entre ses bras.
Il éteignit la lumière et Hinata se lova contre lui.
- Gaara ?
- Hm ?
- Heu...je...
- Quoi ? soupira-t-il.
- C'est délicat à dire, dit Hinata.
- Ah ? dit simplement Gaara. Je peux peut-être aider ?
- Ah ça oui, que tu peux aider ! dit-elle.
- Je comprends pas trop, là, dit-il.
Hinata devint rouge tomate, avança ses lèvres vers l'oreille du garçon et chuchota timidement :
- F...fais moi...l'amour.
Gaara devint rouge à son tour (heureusement, on ne voyait pas dans le noir) et s'exclama en se levant brusquement :
- Hein ? Enfin, je veux dire, t'es sûre ou...enfin j'sais pas ?
Bravo, il avait l'air d'un pauvre crétin à baragouiner des inepties comme ça.
- Oui, j'y aie beaucoup réfléchi, et...enfin...là, j'en ai très envie, dit-elle.
Elle se redressa à son tour et prit son visage entre ses doigts.
- Mais si tu veux pas, c'est pas grave, tu sais.
- Tu déconne ? J'en crève d'envie ! laissa-t-il échapper.
Hinata écarquilla les yeux de surprise, puis sourit et ajouta timidement :
- Par contre...vas-y doucement...d'accord ?
Elle s'étendit et le garçon se coucha sur elle.
- J'irais aussi loin que tu me permettras d'aller, chuchota-t-il à son oreille.
Puis il posa ses lèvres sur les siennes comme pour la rassurer. La brune l'enlaça et répondit à son baiser. Puis elle dit :
- Merci, Gaara. Je t'aime, tu le sais ?
- Moi plus, tu le sais aussi ? répondit-il.
Hinata sourit et passa ses doigts dans les fins cheveux rouges du jeune homme.
- Tout se passera bien, lui dit celui-ci. Je te le promets.
Le lendemain matin...
Sasuke ouvrit les yeux douloureusement. Il laissa échapper un :
- Raah, merde ! J'ai mal au crâne !
- Bonjour à toi aussi, mec, dit une voix.
Malgré un champ de vision flou, il vit Naruto lui souriant lumineusement.
- Salut, souffla le brun.
Puis il se redressa et dit :
- Qu'est ce qui se passe ?
- Oulà, t'as du mal au réveil, toi ! rit Naruto. Tu as un c½ur tout neuf, mon pote.
- Je suis pas ton pote...commença t-il. HEIN ? ah oui ! c'est vrai, l'opération ! s'exclama-t-il soudainement.
- Ton frère en prison, aussi.
- AH oui ! Itachi en prison !
- Tu peux mettre des verbes dans tes phrases, aussi, railla le blond.
- Ta gueule ! dit-il avec un petit sourire. Tu saurais pas où est Sakura, par hasard ?
- Elle est allée chercher un café.
- Elle t'en voulait pas trop...pour...
- Si c'est ce que tu veux savoir, j'ai pas couché avec elle, déclara Naruto avec un grand sourire.
- C'est pas la question ! rougit Sasuke. Mais...c'est vrai ?
- Oui, j'ai pas pu, dit-il. Elle m'en a un peu voulu, c'est sûr. Je lui ai quand même dit que t'étais mort alors que ce n'était pas le cas. J'ai du la poursuivre dans tout l'hôpital en lui hurlant mes explications pour qu'elle daigne enfin envisager de prévoir d'émettre l'hypothèse de supposer que...
- BREF ! le coupa le brun.
- 'Fin tu m'a compris. Ca a été dur. Puis maintenant, c'est elle qui est désolée pour moi.
Il regarda vers le sol et esquissa un petit sourire.
- En fait, je suis un peu le pigeon de l'histoire, quoi.
- Je suis désolé, Naruto, murmura Sasuke.
- Tu t'es excusé ? hallucina le blond.
- Ouais c'est bon ! répondit l'Uchiwa.
- Haha, tu t'es excusé !
- Va crever !
Naruto eut un petit rire et dit :
- Tu sais, je t'en veux pas, ni à toi, ni à Sakura. Je vous souhaite juste d'être heureux. Par respect pour toi, et parce-que j'aime Sakura.
- Si une pourriture comme moi a pu trouver le bonheur, je pense que tu va pas tarder, dit Sasuke avec un petit sourire.
- Sasuke Uchiwa, heureux ? C'est un jour faste aujourd'hui ! plaisanta Naruto en entortillant le fil de la perfusion de Sasuke.
- Arrête de tripoter ça ! Tu vas le casser et je vais mourir ! l'agressa-t-il.
- Tiens, voilà Sakura ! dit le blond en entendant des pas dans le couloir.
Sakura rentra dans la chambre et sourit à Sasuke. Puis elle regarda Naruto et s'attrista.
- Fais pas cette tête, Sakura ! dit le blond. J'étais en train d'assassiner ton copain en coupant sa perfusion mais tu nous as interrompus.
- Abruti, la perfusion sert à alimenter les malades, si tu la coupe, ça fait rien du tout ! rit-elle.
- Nan mais j'le savais hein ! dit-il, tout rouge.
- Genre, se moqua Sasuke.
- Qu'est ce qu'il veut, le ténébreux à deux balles, là ?
- Pff, je ne parle pas aux sous-êtres, railla le « ténébreux ».
- Toi-même !
- Quelle argumentation.
- Ca suffit, vous deux ! dit Sakura.
- Bon, j'y go ! J'adore être le baby-sitter de Sas'key mais j'ai d'autres prérogatives, moi !
- Oh, c'est qu'il utilise du vocabulaire compliqué !
- Emo tout pourri, plaisanta le blond.
- Naruto ! s'offusqua Sakura.
- Trou du cul ! répondit le brun au tac au tac.
- Sasuke !
- Moi aussi je t'aime, Sasuke, dit Naruto d'un air faussement efféminé.
- Bah, c'est dégoûtant ! sors de ma chambre ! dit l'Uchiwa d'un air éc½uré.
- Ahahahaha ! furent ses dernières paroles qui résonnèrent dans le couloir.
Puis on n'entendit plus rien.
- Quel crétin celui-là, dit Sasuke.
Sakura s'assis sur le lit et prit la main de Sasuke.
- Comment tu te sens ?
- A vrai dire, un peu bizarre. J'ai l'impression de ne pas avoir le même c½ur en moi. Et puis...j'étais censé mourir et puis là...tout d'un coup j'ai un futur...
Puis il regarda Sakura intensément et dit :
- Mais ça, c'est pas le pire.
- C'est quoi le pire ? demanda la rose.
Il prit sa main, sourit et dit :
- C'est que je me sens franchement amoureux, et je déteste ça.
Sakura eut les larmes aux yeux et sourit. Le brun lui caressa le visage et railla :
- Toujours en train de chialer, hein ?
Puis il la prit dans ses bras et la serra le plus fort qu'il pouvait.
- A partir de maintenant, je vais tout te donner, même si j'ai pas grand-chose, lui chuchota-t-il à l'oreille.
- C'est suffisant, crois-moi, répondit la jeune fille en essuyant ses larmes.
Il s'approcha d'elle et murmura, avant de l'embrasser :
- A partir de maintenant, je t'appartiens pour toujours.
Hinata était levée, enroulée dans sa couette, elle regardait le soleil qui brillait dehors. Soudain, elle sentit des bras enroulés contre sa taille.
- Qu'est ce que tu regardes, dehors ?
- C'est le premier jour de l'été, dit-elle.
Il l'embrassa sur l'épaule et dit :
- Espérons que ça soit pas le dernier été qu'on passe ensemble.
- T'inquiète pas, on en aura plein des étés.
Il sourit et dit :
- C'est sûr.
Le soleil brillait de toutes ses forces, illuminant la ville et ressuscitant les c½urs brisés environnants. Rien n'avait jamais été si vivant.
Voilà les amis :D
C'est joyeux (pour une fois) :)
Je sens que la fic va bientôt finir par contre :S
J'avais pas prévu de fin parce que j'écris au feeling mais bon faut voir quoi ^^
Merci de rester fidèles à ma fic malgré mon inactivitée prolongée.
Bisous <3
Votre Fanfikeuz'